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Se lancer dans l'aventure du travail social en libéral ?

De plus en plus de travailleurs sociaux font le choix du libéral pour exercer leur métier. Une tendance facilitée par la création du statut d’auto-entrepreneur.

 

Exercer différemment

 

Il n’y a pas de statistiques disponibles mais la tendance est là : si leur proportion reste très marginale, un nombre croissant de travailleurs sociaux font le choix de l’indépendance. Pourquoi ? Comment ? Témoignages et conseils de travailleurs sociaux qui sont passés par là.

 

"Le travail social dans les institutions s’est complexifié, avec des dispositifs qui prennent de plus en plus le dessus et une baisse de la marge de manœuvre des professionnels qui, pour certains, ont envie d’exercer leur métier d’une manière différente", analyse Carmen Kohl-Wahl, présidente de l’Association réseau national des travailleurs sociaux indépendants (Artsi), créée en 1999.

 

En entreprise principalement

 

Le service social du travail en entreprise constitue le principal champ d’intervention des travailleurs sociaux exerçant en libéral, à l’image de Carmen Kohl-Wahl, assistante de service social (ASS) installée en 1999 en tant qu’indépendante et qui a fondé avec une collègue le Service social conseil en entreprises (SSCE), qui compte huit ASS. 

 

Autres secteurs investis par le travail social libéral vers lesquels se tourner si on veut tenter l'aventure : la protection juridique des majeurs, les services sociaux hospitaliers ou encore la justice à travers la réalisation d’enquêtes sociales pour les tribunaux.

 

Souplesse et adaptabilité

 

Brigitte Lacoste et Delphine Bertrand, deux éducatrices spécialisées qui se sont lancées en septembre 2016, ont, elles, fait le choix d’accompagner des particuliers, avec des interventions axées sur la guidance parentale. "Pour les familles, il est plus facile de se tourner vers nous que vers des dispositifs du département où il est plus compliqué d’arrêter la prise en charge", témoigne Brigitte Lacoste.

 

"Le travail social indépendant doit rimer avec souplesse et adaptabilité", appuie Carmen Kohl-Wahl. "Par exemple, dans une entreprise, nous intervenons la nuit".

 

Le statut de micro-entrepreneur

 

Les deux éducatrices ont opté pour le statut de micro-entrepreneur, créé en 2009 (sous le nom d’auto-entrepreneur). Celui-ci, en ouvrant des conditions d’installation simplifiées, a facilité l’essor du travail social libéral, selon la présidente de l’Artsi.

 

Un mode d’exercice qui ne s’envisage cependant pas encore naturellement. "Notre formation ne nous prépare pas à cela", relève Carmen Kohl-Wahl. En particulier à devenir son propre patron, qui nécessite de bien se préparer en amont

 

"Nous avons fait de la prospection pendant une année, expliqué nos missions, créé un site Internet…", rappelle Brigitte Lacoste, tandis que Christelle Bertrand a suivi une formation à la création d’entreprise. Et si leur activité ne cesse de progresser, chacune complète ses revenus avec des missions intérim pour l'une, un emploi en institut thérapeutique éducatif et pédagogique (Itep) pour l'autre. Une manière d’assurer la transition.

 

 

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