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Pourquoi les candidats aux diplômes d'EJE ou d'aide-soignant s'engagent-ils en formation ? © Adobe Stock

Formations sociales : quelles sont les motivations des élèves EJE ?

Pourquoi les candidats aux diplômes d'éducateur de jeunes enfants ou d'aide-soignant s'engagent-ils en formation ? Une étude s'est penchée sur la question.

 

Des effectifs en baisse

 

Face au manque d'attractivité des formations aux métiers d'éducateur de jeunes enfants (EJE) et d'aide-soignant, dont les effectifs ont fortement baissé ces dernières années (- 42 % pour le DEEJE et - 36 % pour le DEAS entre 2011 et 2018), une étude a été menée sur leurs motivations par Défi métiers, centre de ressources francilien sur l'emploi et la formation (carif-oref).

 

"Les besoins en professionnels du sanitaire et social tendent à augmenter du fait de différentes dynamiques démographiques (vieillissement de la population) ou socio-politiques (volonté d'investir dans la petite enfance, préoccupations autour de l'hôpital public)", rappelle en effet l'organisme.

 

Des publics hétérogènes

 

Un questionnaire a donc été adressé à 800 élèves et anciens élèves et 30 entretiens réalisés avec plusieurs d'entre eux et différents acteurs du secteur (formateurs, fédérations, service public régional de l'emploi).

 

L'un des principaux enseignements de cette enquête est que "ces formations ne concernent pas un public homogène" mais des jeunes engagés "par vocation", des professionnels se formant pour évoluer, des personnes en reconversion voire en quête d'épanouissement professionnel (EJE) ou de retour rapide à l'emploi (AS).

 

Des motivations variées

 

De fait, les motivations sont fortement liées à leurs parcours antérieurs : pour plus de la moitié des EJE interrogés (52 %), ce sont les conditions de travail et d'emploi, jugées intéressantes, qui les ont incités à suivre la formation mais ce taux descend à 47 % parmi les élèves les plus jeunes, sortant de formation initiale.

 

Chez les élèves aides-soignants, c'est plus flagrant : pour près d'un élève aide-soignant sur deux précédemment en formation, c'est la gratuité du cursus qui a été déterminante alors que pour la majorité des élèves précédemment en emploi (42 %), c'est le fait de pouvoir retrouver du travail facilement qui arrive en tête.

 

Un intérêt pour le social ou la santé

 

Peu sont cependant là par hasard : le principal point commun des étudiants des deux formations réside en effet dans leur intérêt pour l'action sociale ou la santé (plus de 80 % des répondants).

 

Plus précisément, "c'est le fait de pouvoir 'prendre soin des autres', au cœur de ces métiers, qui est prépondérant dans leur choix de s'engager dans ces formations et dans leurs projets professionnels", constate Défi métiers.

 

Insertion professionnelle en Ehpad

 

Pour les aides-soignants, cependant, est mis en avant un décalage "entre les souhaits d'insertion à l'issue de la formation et la réalité du marché du travail", au détriment du médico-social : pour 63 % des moins de 30 ans, l'établissement idéal est l'hôpital.

 

"Seuls 6 % d'entre eux citent les Ehpad comme établissement idéal pour travailler après leur formation, contre 16 % des plus de 41 ans", alors qu'une proportion croissante de diplômés sera amenée à s'insérer dans ces établissements pour personnes âgées.

 

Difficile, enfin, de faire l'impasse sur la nécessaire amélioration des salaires et des conditions de travail pour attirer de nouveaux candidats vers ces métiers "aux perspectives d'emploi très fortes".

 

 

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Les fiches métiers EJE et aide-soignant.

 

Les articles :

 

 

En savoir plus

L'étude est disponible sur le site de Défi métiers.

 

 

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