photo_articleEducatrice spécialisée, Stéphanie Bas travaille en Esat. © DR

Educatrice en Esat : "Un métier motivant aux résultats concrets"

Educatrice spécialisée depuis 25 ans, dont 15 en Esat, Stéphanie Bas juge la formation continue essentielle pour sa pratique professionnelle. Portrait.

 

Travailler avec les enfants

 

Elle voulait enseigner aux enfants mais, après une licence de psychologie, elle rate le concours de professeur des écoles. Sauf que, "avant cet échec, j'avais travaillé comme 'candidat élève éducateur' auprès d'enfants psychotiques, et j'avais bien 'accroché'", se souvient aujourd'hui Stéphanie Bas, 48 ans.

 

"Travailler auprès d'enfants handicapés faisait le lien avec ma volonté initiale : être utile aux enfants". Elle devient éducatrice spécialisée dans les années 90.

 

Un virage dans sa carrière

 

Après avoir obtenu le diplôme d'Etat d'éducateur spécialisé (DEES) à l'Institut régional de formation aux fonctions éducatives d'Amiens (Apradis), elle enchaîne les postes dans des structures dédiées à l'enfance en Picardie, que ce soit dans le domaine du handicap ou de la protection de l'enfance, mais aussi dans un Sessad, etc.

 

En 2003, elle déménage en Bourgogne et sa carrière prend un virage : elle ne travaille plus auprès d'enfants mais assure une double mission auprès d'adultes handicapés, notamment dans un établissement et service d'aide par le travail (Esat) à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or).

 

Une action concrète 

 

"J'effectue un trois-quarts-temps à l'Esat et le reste dans un établissement d'activités de jour", un EAJ, expose Stéphanie Bas, dont le salaire est de 1 900 euros net sur 13 mois.

 

"A l'Esat, ma mission est d'apporter, au cours d'entretiens individuels, un soutien aux travailleurs pour améliorer leur quotidien et leurs capacités de travail tels que le passage du permis de conduire, un besoin en fonds de roulement ou les démarches pour s'inscrire en CAP".

 

Une activité gratifiante

 

Une mission qui bouge en permanence avec l'arrivée ou le départ des personnes, les évolutions législatives et règlementaires, l'accompagnement des projets de chacun… Une action collective, également, les échanges étant permanents avec la psychologue, le psychiatre et les éducateurs techniques de l'Esat, et cela compte à ses yeux.

 

"J'exerce une activité gratifiante car on voit concrètement ce qui change pour la vie des travailleurs et puis, avec plus de 30 entretiens par semaine, je n'ai pas le temps de m'ennuyer".

 

Enrichir son regard par la formation

 

Enfin, Stéphanie insiste sur l'importance de la formation continue dont elle bénéficie tous les ans. "La recherche avance beaucoup et, pour moi, c'est important de continuer à enrichir son regard sur les gens".

 

"Par exemple, notre dernière journée de formation était consacrée à la déficience intellectuelle", illustre-t-elle. "Nous avons pu entendre un généticien faire un état des lieux de la recherche ou encore un notaire disserter sur les possibilités qui s'offrent aux familles avec un enfant déficient... Nourrir la réflexion est indispensable pour conserver un regard neuf après des années de carrière".

 

Malgré les contraintes d'organisation que cela impliquerait, elle aimerait d'ailleurs aller plus loin et envisage de reprendre ses études pour obtenir un certificat d'aptitude aux fonctions d'encadrement et de responsable d'unité d'intervention sociale (Caferuis).

 

 

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Stéphane BardinetJournaliste

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