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Travail social en Picardie : l'insertion des diplômés au beau fixe

Les diplômés en travail social ont peu de souci à se faire pour leur insertion professionnelle, selon une étude du centre de formation Apradis, situé en Picardie.

 

Un bon taux d'insertion

 

"Les grandes tendances montrent toujours un très bon taux d'insertion professionnelle", se félicite Véronique Labasque, responsable du département d'études, de recherches et d’observation (Dero) de l’Apradis, un centre de formation picard qui compte trois sites – dans la Somme, l'Oise et l'Aisne (Hauts-de-France) – et qui mène, depuis 2007, une enquête longitudinale sur l'insertion professionnelle de ses étudiants.

 

Sur l'ensemble des cohortes observées, près de neuf diplômés sur 10 (88,9 %) étaient en poste un an après leur sortie de formation, les autres étant pour l'essentiel à la recherche d'un emploi (7,9 %), certains, plus rares, ayant fait le choix de reprendre des études (1,8 %) ou de ne pas travailler pour des raisons personnelles (1,4 %).

 

En adéquation avec le diplôme

Plus positif encore, "neuf emplois sur 10 sont en totale adéquation avec le diplôme obtenu", et 91 % des postes se situent dans le secteur social ou médico-social. Par ailleurs, près de sept emplois sur 10 appartiennent au champ associatif, un peu plus du quart au secteur public et seuls 5 % au domaine privé à but lucratif.

 

Mais l'intérêt de cette étude ne réside pas seulement dans le fait de fournir un taux d'insertion mais aussi dans sa capacité à délivrer "une information plus qualitative sur cette insertion professionnelle", a précisé Véronique Labasque, début décembre 2018 à Paris, en présentant la dernière édition de cette enquête – portant sur la génération diplômée en 2017 –, à l'occasion d'une journée de valorisation de la recherche en travail social organisée par l'Unaforis.

 

Les vecteurs d'emploi

 

"Les stages effectués pendant la formation (23 %) et les candidatures spontanées (21 %) sont des bons vecteurs pour accéder à un premier emploi", souligne ainsi ce document, en indiquant que "seule la moitié des diplômés conserveront le même poste pendant toute l'année".

 

Passé ce cap, "les annonces publiées dans la presse ou sur Internet ainsi que les relations personnelles ou familiales prennent alors plus d'importance dans l'obtention d'un nouvel emploi".

 

Satisfaction personnelle

 

Par ailleurs, la satisfaction est la plupart du temps au rendez-vous puisque "l'institution comme le type de public correspondent 'tout à fait' aux aspirations des deux tiers des diplômés (67 %)".

 

Avec un bémol cependant : près d'un salarié sur deux (45 %) trouve sa rémunération inférieure à ses attentes : "les plus déçus sont les Cafdes [directeurs], les ETS [éducateurs techniques spécialisés] et les MA [moniteurs d'atelier] : respectivement 91 %, 80 % et 60 %". A l'inverse, sont satisfaits sur ce point 64 % des éducateurs de jeunes enfants (EJE), 63 % des techniciens de l’intervention sociale et familiale (TISF) ou 56 % des assistants de service social (ASS).

 

A noter enfin que la moitié des emplois se situent dans le champ du handicap (49 % des diplômés), à l'exception des EJE, logiquement employés dans le secteur de la petite enfance, des éducateurs spécialisés, travaillant pour plus de la moitié d'entre eux en protection de l'enfance, et des ASS et TISF œuvrant principalement auprès d'adultes et de familles en difficulté mais aussi fortement en protection de l'enfance.

 

 

Voir les offres d'emploi dans l'Aisne, dans l'Oise et dans la Somme.

 

Voir aussi

Les fiches métiers.

 

Les articles : 

 

En savoir plus

"Insertion professionnelle des diplômés en travail social - Enquête 2017 - Diplômés en 2016", résultats rendus publics en juin 2018.

Etude sur l'insertion professionnelle des diplômés en travail social à l'Apradis, annuelle depuis 2007, sur le site de l'Apradis.

 

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Journaliste spécialisée