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Aide à domicile : comment prévenir les accidents du travail ?

Des mesures de prévention permettent de diminuer le risque d'accidents professionnels au domicile, un cadre souvent mal adapté à l’intervention des soignants.

 

Des risques avérés

 

Troubles musculo-squelettiques (TMS) liés à des gestes répétitifs, au port de charges lourdes et à la manipulation de patients sont autant de risques auxquels les intervenants des services d'aide et de soin à domicile (SAAD) sont confrontés – au même titre que les personnels des établissements de santé et médico-sociaux.

 

Il faut y ajouter la spécificité de travailler "dans des habitations différentes, sans parcours sécurisés et qui ne sont pas toujours adaptés aux mouvements des professionnels et des bénéficiaires", souligne Hélène Lemasson-Godin, DRH réseau et bénévolat à l'Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (UNA). 

 

"Les structures sont amenées à prendre en compte le fait que le domicile peut être un lieu dangereux, pour le professionnel et la personne". Le risque de chutes de plain-pied et de hauteur (sol encombré, espace exigu, éclairage déficient…) est ainsi accentué, sans oublier ceux liés aux fréquents déplacements d'un domicile à l'autre.

 

Faire un état des lieux

 

Pour prévenir au mieux les accidents, il est recommandé d'établir un état des lieux des conditions d'intervention à travers un dialogue entre la structure, la personne accompagnée et les intervenants afin d'aborder des questions telles que la nature de l'accompagnement mais aussi l'état du domicile et les travaux éventuels ou les aménagements qui pourront faciliter l'intervention.

 

Pour être efficace, cette prévention à domicile "doit faire l'objet d'une vigilance au long cours, laquelle suppose une relation de confiance forte avec la personne aidée", pointe l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), qui recommande d'accompagner cette dernière "progressivement vers de nouveaux comportements".

 

Organisations novatrices

 

Ce travail de communication des intervenants auprès des bénéficiaires est primordial, appuie Hélène Lemasson-Godin. Les salariés du réseau UNA y sont sensibilisés, tout comme ils sont encouragés à suivre la formation PRAP2S (prévention des risques liés à l'activité physique dans le secteur sanitaire et social), une démarche aujourd'hui bien intégrée par les structures.

 

Toutes ces actions doivent cependant être "insérées dans des démarches plus globales au niveau du cadre du travail", poursuit la représentante de l'UNA, qui promeut la mise en place d'organisations novatrices comme les équipes matin-soir ou les équipes autogérées.

 

Les premières reposent sur des amplitudes d'intervention plus courtes dans la journée : "C'est plus dense mais cela génère une réduction forte de la fatigue physique et des risques psycho-sociaux". Les secondes permettent de mieux valoriser les salariés en leur donnant plus de latitude dans la planification de leurs interventions.

 

 

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En savoir plus

L'INRS a élaboré une grille de repérage des risques professionnels au domicile des personnes ainsi qu'un livret d'accompagnement à l'usage des professionnels de l'aide à domicile.

 

 

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Journaliste spécialisée