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Coopemploi participe à des forums de l'emploi pour étoffer son vivier d'intérimaires (ici à Rieumes en mars 2020). © DR

Occitanie : une coopérative pour l'emploi intérimaire dans le social

A Toulouse, Coopemploi gère un vivier de 800 intérimaires pour répondre aux besoins de remplacement de 110 établissements sociaux et médico-sociaux en Occitanie.

 

Une gestion chronophage

 

A l'origine, un constat : la gestion des remplacements dans les établissements sociaux et médico-sociaux est très chronophage et implique un enjeu de fidélisation des travailleurs intérimaires, amenés à accompagner des publics vulnérables.

 

Fin 2016, sous la houlette de l'association Les jeunes handicapés (AJH), sept organisations du secteur rayonnant en Midi-Pyrénées décident de créer une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) destinée à l'emploi intérimaire spécialisé.

 

Montée en puissance

 

"Après son lancement en mars 2017, Coopemploi a pris très vite de l'ampleur et a été progressivement rejointe par 28 associations œuvrant dans le champ de l'enfance, du public adulte en situation de handicap et des Ehpad", se félicite son directeur général, Ali Mokadem.

 

Basée à Toulouse avec 14 salariés, Coopemploi accompagne ses adhérents dans leur recherche des fonctions les plus sollicitées pour les remplacements : accompagnant éducatif et social (AES), éducateur spécialisé, aide-soignant, infirmier, veilleur de nuit.

 

Réagir en urgence

 

L'un des atouts de la coopérative particulièrement apprécié par les employeurs est sa réactivité pour trouver un remplaçant dans l'urgence. "Nous pouvons solliciter un veilleur de nuit pour qu'il soit disponible à 21 h si nous sommes contactés avant 19 h", assure Ali Mokadem.

 

Durant la crise sanitaire liée au covid 19, le département de la Haute-Garonne s'est ainsi tourné vers Coopemploi pour constituer l'équipe nécessaire à l'ouverture très rapide d'un centre accueillant des mineurs accompagnés en protection de l'enfance.

 

Fidéliser les intérimaires

 

Pour les remplacements programmés, les employeurs apprécient également de pouvoir s'appuyer sur des professionnels fidélisés.

 

"Tout le monde y gagne : les intérimaires qui peuvent travailler régulièrement pour les mêmes associations situées sur un même bassin de vie, et les employeurs qui peuvent compter sur des professionnels aguerris aux publics et aux pratiques de leur établissement", poursuit le directeur général.

 

Des parcours de formation

 

Les intérimaires doivent répondre aux critères des diplômes exigés mais des étudiants et des professionnels moins qualifiés peuvent aussi postuler. Les missions proposées leur permettront d'expérimenter différentes fonctions dans plusieurs secteurs et d'affiner leur orientation professionnelle.

 

"Nous faisons également d'importants efforts pour mettre en place des parcours de formation pour nos intérimaires", souligne Ali Mokadem. Et "la coopérative est aussi la première ressource pour les recrutements en CDI chez les employeurs".

 

Un modèle non lucratif

 

Si Coopemploi est présente sur les sites de recrutement et les forums de l'emploi pour alimenter constamment son vivier d'intérimaires, elle fonctionne aussi, côté employeurs, par le bouche-à-oreille.

 

Ali Mokadem insiste enfin sur le caractère non lucratif de la SCIC : "Son but est la coopération et non le versement de dividendes à des actionnaires. Cela change tout car nous essayons de donner du sens à la relation intérimaire, avec des actions comme fidéliser et former les salariés pour réduire le caractère précaire de la mission d'intérim".

 

 

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