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Aide-soignante, Chloé De Windt fait la tournée des usagers du Ssiad du CCAS de Poitiers. © DR

Aide à domicile : "En Ssiad, on a plus de temps pour chaque usager"

Alors que l'aide à domicile peine à recruter des AES ou des aides-soignants, certains se félicitent d'avoir fait ce choix et de travailler en Ssiad, par exemple.

 

Des chemins de traverse

 

C'est le cas de Chloé De Windt, une aide-soignante qui a rejoint le service de soins infirmiers à domicile (Ssiad) du centre communal d'action sociale (CCAS) de Poitiers (Vienne), après une expérience en Ehpad.

 

La jeune femme a pris quelques chemins de traverse avant de choisir ce métier : après un BEP secrétariat puis un CAP esthétique, elle travaille un an dans la restauration à Paris puis revient dans sa Charente-Maritime d'origine.

 

Découverte du médico-social

 

C'est à l'occasion d'un passage en tant qu'agent de service dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qu'elle fait ses premiers pas dans le secteur médico-social.

 

"Ça m'a donné envie de suivre une formation d'aide médico-psychologique", raconte-t-elle. Diplôme d'AMP en poche, elle se dirige ensuite vers le métier d'aide-soignant en suivant le cursus partiel à l'Ifas du centre hospitalier de Poitiers (Vienne), soit trois modules sur huit. En 2015, la voilà aide-soignante.

 

Les valeurs de l'action sociale

 

Elle fait alors "un remplacement de six mois, pour un congé maternité, au Ssiad de Poitiers", où elle découvre l'activité du centre communal d'action sociale (CCAS). "Les valeurs portées m'ont plu", souligne Chloé De Windt.

 

A cette époque, l'organisme ouvre justement des postes d'aide-soignants dans ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ainsi que dans son service infirmier à domicile.

 

Une expérience en Ehpad

 

Mais la professionnelle hésite : "J'étais parmi les dernières arrivées, et je ne pensais pas pouvoir obtenir un poste dans le Ssiad. J'ai donc postulé à un emploi dans l'Ehpad Marguerite Le Tillier", raconte-t-elle.

 

En août 2019, elle est titularisée dans la fonction publique mais, après trois ans d'établissement, elle aspire à autre chose : "J'avais envie de changement. Je ne m'épanouissais plus en Ehpad. Sans doute était-ce dû à la routine, à la charge de travail importante, ainsi qu'au peu de temps passé avec les résidents", confie-t-elle.

 

Retour au Ssiad de Poitiers

 

La chance lui sourit : deux nouveaux postes sont créés au Ssiad, et la candidature de Chloé De Windt est retenue.

 

"Si nous travaillons en équipe, nous sommes autonomes sur le terrain. Nous gérons seules plein de choses. Ce n'est pas routinier", s'enthousiasme aujourd'hui la professionnelle.

 

De la reconnaissance professionnelle

 

Pour elle, il est très valorisant de participer au maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap, avec qui elle apprécie de nouer des relations privilégiées : "Nous sommes plus proches d'eux car nous évoluons dans leur environnement. Et nous avons beaucoup plus de temps à consacrer à chaque usager".

 

Elle estime enfin être mieux reconnue professionnellement par les bénéficiaires du service autant que par sa hiérarchie, dont elle loue l'écoute : "Si nous avons un problème, nos supérieurs sont toujours là pour nous aider à le résoudre", témoigne-t-elle. "Et l'ambiance au Ssiad est agréable. Peut-être parce que nous ne sommes qu'une trentaine".

 

 

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