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Un emploi d'auxiliaire de vie est souvent intéressant pour les étudiants. © Adobe Stock

Aide à domicile : des opportunités d'emploi pour les étudiants

Les structures d'aide à domicile recrutent régulièrement des étudiants, à qui cette activité offre des possibilités de jobs d'été mais aussi d'emplois pérennes.

 

En remplacement

 

En recrutement quasi-permanent, les services d'aide à domicile peuvent ainsi proposer des remplacements aux étudiants qui cherchent un emploi, pour assurer des tâches d'aide à la vie quotidienne chez des personnes âgées ou handicapées.

 

"Il ne s'agit pas seulement de faire un peu de ménage et des courses", précise Dafna Mouchenik, dirigeante de Logivitae, une structure parisienne d'aide au maintien à domicile, et présidente du Synerpa Domicile, la branche aide à domicile du Synerpa, confédération des acteurs privés de l'accompagnement des personnes âgées.

 

Des salariés autonomes

 

"En effet, les tâches qui incombent aux auxiliaires de vie vont plus loin dans le prendre soin, comme l'aide à la toilette, la préparation et l'aide à la prise des repas", poursuit-elle.

 

"C'est un métier où les salariés sont très autonomes. Ils sont disponibles à 100 % pour les personnes chez qui ils se trouvent mais seuls au moment où ils sont au domicile, à la différence d'un établissement collectif où il faut partager son temps entre [les résidents] mais où les collègues sont sur place en cas de difficulté".

 

Et la dirigeante de souligner aussi que "cette responsabilité et cette autonomie sont valorisantes".

 

Job d'été ou à l'année ?

 

Cependant, parce que le métier est exigeant, les structures sont souvent à la peine en matière de recrutement sur ces postes. C'est notamment le cas l'été pour remplacer les titulaires, ce qui ouvre des perspectives aux étudiants. Mais la tension des recrutements dans le secteur amène aussi les employeurs à apprécier les étudiants toute l'année, pas seulement l'été.

 

"Nous avons des étudiants qui viennent pendant les autres vacances scolaires. D'autres interviennent toute l'année", raconte Dafna Mouchenik. "Par relation, j'ai engagé une étudiante en ostéopathie qui intervient tous les week-ends".

 

"J'ai également un jeune homme qui s'est présenté à une de nos séances hebdomadaires de recrutement : il a suivi le parcours classique sans jamais préciser qu'il était étudiant !"

 

Quels profils sont attendus ?

 

Aucune formation n'est exigée, au regard du manque d'attractivité du métier et de la pénurie de personnel. "Nous aimerions que ce ne soit pas vrai mais l'absence de diplôme n'est pas un frein", concède la dirigeante. Rappelons qu'existe un DE d'accompagnant éducatif et social (AES), issu de la fusion des DEAVS et DEAMP.

 

"Il faut toutefois avoir un minimum d'approche de la personne fragile", nuance la dirigeante. "Les étudiants du secteur médico-social ou du soin sont donc ceux que nous plébiscitons, mais pas uniquement".

 

Les conditions de travail

 

C'est l'une des contraintes du métier d'auxiliaire de vie : la majorité des contrats de travail sont à temps partiel. Mais pour un étudiant en quête d'un job, c'est plutôt un atout qui permet de concilier activité professionnelle et heures de cours.

 

Le salaire, lui, sans diplôme, se situera au niveau du Smic horaire.

 

Quant au statut, enfin, il est variable. "L'étudiant démarre souvent dans le cadre d'un remplacement et donc d'un CDD", indique Dafna Mouchenik. "A la fin de son contrat, il peut lui être proposé de signer un CDI selon ses préférences, sur un poste pérenne". De quoi, peut-être, susciter des vocations pour le secteur !

 

 

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