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Zoom sur le métier d'éducateur familial en villages d'enfants. © Adobe Stock

Zoom sur un métier à part dans le social : éducateur familial

Spécifique aux villages d'enfants, un peu à part, le métier d'éducateur familial peut attirer des profils différents, titulaires ou non de diplômes en travail social.

 

Une fonction spécifique

 

Le terme d'éducateur familial – on pourrait même parler d'"éducatrice familiale", tant les femmes sont surreprésentées dans ce métier – est spécifique aux villages d'enfants, gérés par des associations telles que SOS Villages d'enfants ou Action Enfance.

 

Ces lieux de vie accueillent, le plus souvent, des fratries placées sur décision judiciaire, accompagnées par des éducateurs familiaux soutenus dans leur pratique par des éducateurs spécialisés et encadrés par un directeur et un chef de service.

 

La fonction d'éducateur familial est ainsi ouverte à des diplômés de moindre qualification (dès le niveau V) voire à des non-diplômés en travail social, mais elle peut aussi intéresser des moniteurs-éducateurs ou même des éducateurs spécialisés et autres éducateurs de jeunes enfants (EJE) en recherche d'emploi.

 

Les tâches du quotidien

 

En binôme ou en équipe, l'éducateur familial anime, organise et partage, jour et nuit, la vie quotidienne des enfants placés sur décision de justice (le placement dure, en moyenne, trois ans).

 

En plus de tâches très pratiques (gestion du budget de la maison, organisation de sorties, aide aux devoirs…), il veille au développement de l'enfant et à sa socialisation. Il met également en œuvre les décisions des mandats judiciaires et s'attache à maintenir le lien avec la famille.

 

Adhésion forte au dispositif

 

Comme le souligne Boris Papin, directeur des ressources humaines chez Action Enfance,  "le recrutement est assez ouvert : nous intégrons – avec 50 recrutements par an environ – des moniteurs éducateurs, des techniciens d'intervention sociale et familiale (TISF) et aussi des personnes non détentrices d'un diplôme en travail social".

 

Pour le DRH, la qualité première recherchée sera "l'adhésion au projet – si spécifique – des villages d'enfants et l'adhésion à l'identité d'éducateur familial". Or, "dans les villages d'enfants, on déconstruit certains principes du travail social", poursuit-il, "on ne va ainsi pas parler de 'bonne distance' mais plutôt de 'bonne proximité'".

 

Pour les enfants, l'éducateur familial est une figure d'attachement, un repère de stabilité dans une jeune vie chaotique. Le candidat doit être en mesure d'accepter une telle proximité. Pour aider les nouvelles recrues à endosser ce rôle atypique, Action Enfance propose une période d'adaptation en doublon ainsi que "beaucoup de temps d'analyse de la pratique".

 

Rythme dérogatoire

 

Avant de se présenter à l'entretien de recrutement, le candidat doit aussi avoir pris le temps de réfléchir au rythme de travail inhérent au poste, dérogatoire au code du travail.

 

La présence 24 heures sur 24 au sein de la maison a en effet un impact sur l’organisation personnelle du salarié et sur l'articulation entre vie privée et vie professionnelle. Dans les villages d'Action Enfance, par exemple, deux plannings sont pratiqués : huit jours de présence suivis de six jours de repos (dans le cas d'une maison gérée en binôme) ou deux ou trois jours de présence suivis de deux ou trois jours de repos (dans le cas d'une maison gérée en équipe).

 

 

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