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Olivier Portet © DR

Conseiller mobilité : de l'auto-école au travail social

Olivier Portet exerce le métier de "conseiller mobilité", émergent dans le secteur social, dans une "plateforme mobilité". Il raconte sa mission. Interview.

 

Emergent dans le secteur social, le métier de "conseiller mobilité" est appelé à se développer avec l'importance prise par la problématique des transports dans l'insertion professionnelle. Olivier Portet explique comment il exerce cette nouvelle fonction au sein de l'Association pour la formation et le développement de l'initiative locale (Afodil), une plateforme mobilité située dans le Maine-et-Loire.

 

Comment êtes-vous devenu conseiller en mobilité ?

Je suis entré à l'Afodil – dont l'objet est d'accompagner les publics les plus éloignés de l'emploi afin de leur apporter de l'autonomie dans leur vie personnelle et professionnelle – comme formateur auto-école, l'association ayant sa propre auto-école sociale. J'ai vite évolué vers une fonction de responsable pédagogique avec déjà l'objectif d'aborder la question de la mobilité dans son ensemble et pas seulement l'apprentissage de la conduite.

 

Quand, en 2012-2013, l'association est devenue une plateforme mobilité et que nous avons dû répondre à la demande des collectivités et des institutions qui financent notre intervention, la fonction de "conseiller en mobilité" s'est précisée. Je suis également "coordinateur en mobilité". Il n'existe pas de référentiel définissant la fonction de conseiller en insertion mais un tout jeune diplôme interuniversitaire  de "conseiller mobilité insertion", que j'ai acquis en formation continue.

 

Cette expérience m'a permis de prendre de la hauteur avec l'intervention d'un sociologue ou encore d'un urbaniste. On voit bien qu'aujourd'hui, la mobilité est à l'intersection de nombreuses problématiques et que le sujet n'a jamais autant été en ébullition. On peut ainsi facilement imaginer que le métier va se développer et se structurer.

 

Une plateforme mobilité recrute quels profils ?

Sur la fonction de conseiller en mobilité, les profils sont variés : des moniteurs d'auto-école qui sont arrivés au bout de leur parcours dans le secteur marchand et qui cherchent à donner une autre dimension à leur expérience, des conseillers en insertion professionnelle et aussi des profils plus éloignés du secteur de l'insertion. Nous venons ainsi de recruter un jeune diplômé d'un master en psychologie du travail.

 

Sur une plateforme mobilité, la complémentarité est importante. Parler mobilité, c'est aussi parler accès aux droits, à la santé ou encore au logement. Néanmoins, nous ne sommes pas dans l'aide mais dans l'accompagnement des personnes, en complémentarité avec l'intervention des travailleurs sociaux, qui, souvent apprécient le regard que nous portons sur le bénéficiaire. En relation étroite avec le public, il faut être en capacité de poser un diagnostic global ainsi que des qualités d'écoute, d'animation et de coaching. 

 

Comment s'organise votre travail ? 

Je reçois à l'Afodil des personnes sur prescription de Pôle emploi, du département, d'une mission locale… Selon les cas et le diagnostic posé, nous pouvons à notre tour orienter vers un de nos partenaires ou assurer nous-mêmes la formation.

 

Je me déplace également, notamment dans des missions locales, dans le cadre de la garantie jeune, et auprès d'intérimaires, par le biais du Fonds d'action sociale du travail temporaire. Au final, le public est très varié, des jeunes sortis d'études jusqu'à des personnes dans la soixantaine.

 

 

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