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Dominique Le Douce © DR

"Un entretien de recrutement n'est pas un interrogatoire"

Directeur à Ladapt, Dominique Le Douce prépare des candidats handicapés aux entretiens de recrutement. Avec des conseils utiles pour tout type de postulant.

 

Directeur des actions associatives de Ladapt, Dominique Le Douce organise des sessions de préparation aux entretiens de recrutement. Son public cible : les candidats à l'emploi porteurs d'un handicap. Mais ses conseils s'appliquent à tous les postulants. Interview.

 

Comment bien démarrer un entretien ?

En arrivant quelques minutes en avance ! La ponctualité, c'est bien le minimum qu'on est en droit d'attendre de vous. Il faut se mettre à la place du recruteur. Avant l'entretien, il ne vous connaît pas, ne sait pas ce que vous valez sur le plan professionnel ni personnel.

 

Vous devez donc le rassurer, lui montrer que vous avez les bons comportements. Si vous n'êtes pas capable d'être à l'heure la première fois, ça ne présage rien de bon…

 

Quel conseil donner au candidat pour se présenter ?

Faire très court. En 45 secondes maximum, vous devez être capable de présenter votre parcours, votre formation et votre projet professionnel. C'est un exercice auquel il faut se préparer. Mais j'insiste, ne partez pas dans un long monologue.

 

Si vous déballez tout votre parcours, vos qualités, votre expertise dans les trois premières minutes, vous perdez des arguments pour la suite de l'entretien. Et vous risquez en plus d'être à côté de la plaque, ou de dire des choses qui vont vous desservir.

 

Et, au bout des 45 secondes, je fais quoi ?

Vous posez à votre tour une question au recruteur. Sur le contenu du poste, sur ce qu'il attend de celui qu'il va recruter, sur ce qui l'a intéressé dans votre CV. Un bon entretien, c'est un échange, pas un interrogatoire.

 

En questionnant le recruteur, vous allez l'obliger à en dire davantage sur la fiche de poste, sur ses attentes, sur le contexte de travail. Et vous serez en mesure de lui fournir des réponses adaptées. Vous pourrez ainsi mettre en avant les éléments de votre parcours, de votre personnalité, de votre expertise qui l'intéressent. Et taire le reste.

 

Ce n'est pas dangereux de renverser les rôles ?

Il ne s'agit pas de renverser les rôles mais de sortir de la peau du candidat en position de faiblesse. On l'oublie très souvent, mais le recruteur est lui aussi en danger dans un processus d'embauche. Car il subit la triple pression du manager, du DRH et du directeur administratif et financier.

 

On lui demande de pourvoir le plus rapidement un poste vacant, au meilleur prix, et de ne pas se planter dans son choix. Le recruteur aussi est donc en position difficile. Pour vous, tout l'art de l'entretien, c'est d'arriver à le rassurer, à lui montrer que vous êtes la solution à ses problèmes.

 

Faut-il bien connaître l'organisation ?

Un minimum, bien sûr. Vous devez savoir dans quels secteurs elle intervient, auprès de quels publics, avec quel projet. Mais le recruteur n'attend pas de vous que vous lui récitiez toutes les dates clés de son histoire ou l'organigramme complet de sa direction.

 

On vous embauche pour vos compétences, votre personnalité, votre capacité à occuper un emploi précis. C'est là-dessus que vous devez insister. Pour vous, la colonne vertébrale de l'entretien, c'est le contenu du poste de travail. Rien d'autre.

 

 

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