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Etre senior dans le secteur social et médico-social peut devenir un atout. © Adobe Stock

Etre senior en travail social : faire de son âge un atout

L'âge n'est pas une barrière pour travailler dans le secteur social et médico-social. Et avoir plus de 50 ans peut même être un atout, selon des recruteurs.

 

Pas d'âge pour les compétences

 

Le secteur social et médico-social souffre moins de discrimination liée à l'âge que d'autres secteurs. "Il y a moins de clichés sur les seniors – qui seraient plus lents, plus fatigués – car il y a de gros besoins en main d'œuvre, et les personnes expérimentées sont les bienvenues", observe Maud Zaoui, responsable métiers et recrutement pour Adecco Médical.

 

"Quand il faut trouver des compétences, le jeunisme n'a pas lieu d'être", assure-t-elle. Un constat d'autant plus vrai sur des métiers pénuriques, comme ceux d'aide-soignant ou d'auxiliaire de vie sociale, qui manquent de candidats.

 

Pour elle, l'âge n'a d'ailleurs aucune incidence sur le recrutement : "18 % de nos intérimaires ont plus de 50 ans, et Adecco à domicile compte plus de 25 % de seniors".

 

Un atout sur les postes de direction

 

Dans les fonctions de direction, être senior peut même devenir un atout, dont il faut savoir jouer.

 

"Sur des postes de direction, et dans des contextes un peu complexes (rachat, fusion, etc.), les générations de 40 à 60 ans sont privilégiées", constate en effet François Barrau, directeur du cabinet de recrutement Recipro RH, "parce qu'on attend une expérience et une résistance au stress qui sont censées être bien meilleures à 50 ans".

 

Les seniors rassurent les employeurs

 

Globalement, le quinqua est rassurant pour l'employeur. "Sur ce type de postes, on préférera une personne qui s'est reconvertie à 50 ans dans le métier à un jeune sortant de master, car la première a mûri son choix, c'est une vocation", ajoute François Barrau.

 

Selon lui, le secteur du handicap, par exemple, serait plus ouvert aux profils atypiques que celui des Ehpad, où les diplômes de type Cafdes seraient plus souvent exigés.

 

Une expérience à mettre en valeur

 

Expérience, "compétences douces", capacité de transmission sont des aspects que le candidat senior devra donc mettre en avant. Surtout s'il ressent le besoin de se démarquer, ou de justifier des prétentions salariales plus élevées.

 

"Il peut insister sur son savoir-être, son attitude calme et posée, son empathie et sa manière d'être en contact avec les autres", suggère ainsi François Barrau. Le senior peut ainsi marquer des points sur les soft skills.

 

Quelles prétentions salariales ?

 

Pour justifier la différence de salaire, le candidat doit montrer ce qu'il peut apporter de plus. "Il a intérêt à jouer la carte de l'expérience, de la fiabilité et de la stabilité, montrer qu'il est dans la maîtrise, la prise de recul face aux conflits ou difficultés, et mentionner sa capacité à transmettre ses compétences", reprend Maud Zaoui pour Adecco Médical.

 

Il pourra illustrer ses propos en décrivant de manière concrète ses expériences et son comportement professionnel.

 

Contrer d'éventuels préjugés

 

Enfin, pour contrer d'éventuelles réticences liées à l'âge – par rapport à la pénibilité du métier, à l'absentéisme –, il est conseillé de préparer un argumentaire pour déconstruire ces préjugés.

 

"Le candidat a intérêt à anticiper pour trouver à chaque fois le bon argument", avertit Maud Zaoui : "Par exemple, face à la pénibilité du métier, connaissance et expérience permettent d'aller plus vite et de s'adapter plus facilement".

 

Enfin, il ne faut pas hésiter à fournir au recruteur des recommandations voire les contacts de ses employeurs précédents.

 

 

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