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Assistantes sociales en libéral : le défi de l’indépendance

Le travail indépendant séduit de plus en plus d’assistantes sociales. Comment se lancer et pérenniser son activité ?

 

Se faire sa place

 

Encore perçu comme atypique dans la profession, l’exercice en libéral se développe pourtant depuis une vingtaine d’années chez les assistants de service social. Statut, mode de rémunération, organisation du travail, relations clients... Quelques réflexes sont à intégrer pour bien se lancer. 

 

"Je n’ai pas vocation à remplacer les assistantes sociales de secteur", glisse d’emblée Christelle Swital, assistante sociale basée en Bourgogne, indépendante depuis 2014. "Mon intervention flexible et ponctuelle est par exemple bien adaptée aux structures qui n’ont pas de budget ou de besoins suffisants pour avoir une employée à temps plein".

 

Activer son réseau

 

Pour atteindre ces clients potentiels, il faut retrousser ses manches, s’organiser et anticiper. "Le libéral n’est pas de tout repos", témoigne ainsi Angèle Dulys, assistante sociale francilienne à son compte depuis 2017.

 

"Il faut activer son réseau, s’adapter aux besoins du client, définir le coût de ses prestations et savoir jongler entre des missions ponctuelles et d’autres plus durables. Il ne faut pas non plus négliger les frais associés à son activité : déplacements, mutuelle, achat de matériel informatique..."

 

Assurer sa visibilité est aussi essentiel, ajoute la professionnelle : "Cela passe par la création d’un site web, de ses cartes de visite, par une présence sur les réseaux professionnels en ligne..."

 

Auto-entreprise ou portage salarial ?

 

Côté statut, Angèle Dulys a opté pour l’auto-entrepreneuriat. Les avantages, d’après elle ? "Les démarches pour créer sa micro-entreprise sont simples et le statut flexible". Il y a cependant quelques inconvénients, prévient-elle : "Il faut établir la facturation pour les clients, prévoir des relances de paiement, faire sa déclaration à l’Urssaf pour le paiement des cotisations sociales, déclarer sa TVA au-delà d’un certain plafond de revenus..."

 

Christelle Swital a, quant à elle, fait le choix du portage salarial. "Je suis salariée de la société de portage, qui se charge de la contractualisation avec les clients", explique-t-elle.

 

"Ce service a certes un coût – de l’ordre de 10 % du chiffre d’affaires généré par mon activité – mais cet appui est utile, surtout au démarrage, et conserver un statut salarié est un bon filet de sécurité. Cela permet par exemple de cumuler et de bénéficier des droits au chômage, non négligeables en cas de baisse momentanée d’activité".

 

Une aventure professionnelle

 

Si les débuts peuvent être compliqués, ces professionnelles ne regrettent toutefois pas d’avoir fait le grand saut. "Au bout d’un an, je vis mieux de mon activité que lorsque j’étais salariée", affirme Angèle Dulys.

 

Quant à Christelle Swital, le travail indépendant a donné un nouveau souffle à sa carrière : "J’ai pu retrouver les valeurs d’accompagnement qui m’avaient fait venir vers ce métier. Je suis davantage dans l’écoute des personnes et j’ai tissé avec le temps une relation de confiance avec mes clients".

 

 

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