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Myriam El Khomri, Florence Arnaiz-Maumé (Synerpa) et Antoine Perrin (Fehap) en novembre 2019 à Paris. © Fil Twitter du Synerpa/DR

A la recherche d'un nouveau souffle pour les métiers du grand âge

Mi-novembre 2019, à l'occasion d'un colloque sur les métiers du sanitaire et du médico-social, plusieurs acteurs du secteur ont rappelé leurs attentes.

 

Des métiers en tension

 

Les métiers en tension dans le secteur sanitaire et médico-social génèrent "d'importants besoins en formation et en recrutement", ont confirmé les organisateurs du colloque annuel de l'Observatoire de l'hospitalisation privée qui s'est tenu le 14 novembre 2019 à Paris.

 

Les participants à l'événement ont alors évoqué diverses pistes à explorer pour redonner du souffle aux métiers du grand âge, en particulier ceux d'auxiliaire de vie et d'aide-soignant.

 

Faciliter la formation

 

En introduction, le président de l'Observatoire, Jean-Pierre Chaniat, a rappelé des données révélatrices des difficultés actuelles : hausse du taux d'accidents du travail dans l'aide à domicile, à l'inverse des autres secteurs d'activité, baisse du nombre d'élèves dans les instituts de formation, notamment pour le métier d'aide-soignant (- 25 % en six ans selon le ministère des Solidarités et de la Santé).

 

Face à ce tableau, les acteurs du secteur affichent leur détermination à ne pas sombrer dans la sinistrose, mais souhaiteraient être davantage soutenus par les pouvoirs publics pour lever les obstacles.

 

Mobiliser pour les métiers du grand âge

 

L'ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri était d'ailleurs invitée à venir présenter les principales mesures de son rapport pour une mobilisation nationale en faveur des métiers du grand âge, qu'elle a remis fin octobre à la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

 

L'une de ses propositions-phares vise, par exemple, à réviser le niveau des rémunérations inférieures au Smic dans les grilles des conventions collectives. Elle recommande aussi de rendre gratuite la formation des aides-soignants et d'en supprimer le concours d'entrée, ainsi que de développer l'apprentissage.

 

Enfin, pour faciliter la lisibilité du secteur par de futurs professionnels, le rapport El Khomri propose aussi de réduire drastiquement l'éventail des diplômes reconnus dans le champ de l'accompagnement des personnes en perte d'autonomie – soit une soixantaine actuellement.

 

Améliorer l'image de ces métiers

 

De l'avis général, l'attractivité des métiers du grand âge passera aussi par une modification de l'image qu'en a le grand public. Certes, a souligné Antoine Perrin, directeur général de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap), ce sont surtout les établissements qui sont mal perçus, plus que les intervenants.

 

Pour autant, Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa), a appelé le ministère des Solidarités et de la Santé à investir dans une campagne de communication, "sur le modèle de ce qui se fait pour recruter dans l'armée".

 

Tous deux ont enfin indiqué qu'ils attendaient toujours du gouvernement qu'il fasse des "annonces concrètes" à la suite du rapport El Khomri alors que la ministre a, pour l'heure, seulement annoncé la convocation prochaine d'une "conférence sociale".

 

 

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Lire aussi l'article du Media Social Métiers du grand âge : après le rapport El Khomri, une conférence sociale [abonnés].

 

 

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