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Un bilan de compétences permet de prendre du recul par rapport à son parcours professionnel. © Adobe Stock

Travail social : un bilan de compétences pour réfléchir à sa carrière

Usure professionnelle, envie d'autre chose... Il est peut-être temps de faire un bilan de compétences. Interview de Maryse Laurenceau, psychologue au Cnam.

 

Vous avez le sentiment que votre métier manque de sens, vous ressentez une usure professionnelle, l'envie de faire autre chose ? C'est peut-être le moment de vous lancer dans un bilan de compétences !

 

Dans le travail social comme ailleurs, ce dispositif est ouvert à tous les salariés et demandeurs d'emploi. Entretien avec Maryse Laurenceau, psychologue intervenant au Cnam, qui en souligne les vertus.

 

 

Un bilan de compétences, ça sert à quoi ?

C'est une opportunité offerte à tout salarié ou demandeur d'emploi de prendre du recul sur son parcours professionnel. Avec l'aide d'un consultant, il va analyser ses compétences, ses aptitudes, ses motivations, ses valeurs...

 

Puis chercher à en tirer des enseignements pour sa carrière. Suis-je à la bonne place ? Faut-il que j'évolue ? Ai-je besoin d'une formation ? Voilà les grandes questions auxquelles on va répondre.

 

Le bilan vise-t-il forcément à changer de métier ?

Pas du tout. A l'issue du bilan, certains concluent qu'ils sont bien dans leur poste, et que leur envie d'autre chose relève du fantasme, ou de la sphère privée. Et ça ne signifie aucunement qu'ils ont perdu leur temps.

 

On entame un bilan de compétences avec des questions, des doutes, et on essaie de les lever, avec l'aide d'un tiers.

 

Y a-t-il un bon moment pour le faire ?

Il faut en ressentir le besoin. Celui qui est parfaitement heureux dans son travail n'a aucune raison de se lancer. La plupart du temps, on entame un bilan de compétences à mi-carrière, lorsqu'on ressent une forme d'usure.

 

Si, depuis des mois, vous vous dites que votre travail manque de sens, que vous n'y prenez plus aucun plaisir, vous êtes probablement mûr. En tout cas, il ne faut pas attendre d'être en souffrance pour y recourir. Car on n'est plus capable alors de réfléchir sereinement.

 

Le dispositif est-il utile si on travaille par vocation ?

Oui, absolument. Quand on exerce un métier avec des valeurs fortes, on s'y investit tout entier. Beaucoup de travailleurs sociaux sont dans ce cas. Ils croient en ce qu'ils font, ils ne comptent pas leurs efforts. Mais cet investissement a son revers.

 

A force de côtoyer des gens en difficulté, on peut s'épuiser. Ou avoir le sentiment qu'on n'a pas les moyens de bien faire son travail. Un bilan de compétences, c'est alors une vraie opportunité pour souffler, s'extraire de son quotidien et réfléchir à son parcours.

 

Faut-il avoir l'accord de son employeur ?

Si vous le faites sur votre temps de travail, oui. Car il va falloir adapter votre planning. Généralement, ça ne pose pas de grosses difficultés.

 

Mais si vous craignez le refus de votre employeur, ou souhaitez le faire en toute discrétion, ce n'est pas insurmontable. Vous pouvez alors fixer vos séances le soir, le samedi, sur vos jours de congés…

 

Est-il important de bien choisir son consultant ?

C'est essentiel car il y a plusieurs approches. Certains consultants ont une vision assez technicienne : ils restent très axés sur le champ du travail, de l'orientation, des compétences.

 

D'autres vont plus loin dans la dimension personnelle, en insistant sur les valeurs de l'individu, son histoire, ses ressorts. Il faut choisir un consultant en phase avec vos attentes, avec lequel vous pourrez établir un vrai lien de confiance.

 

 

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