Le Media Social Emploi
Le Media Social
Image de l'article Travail social : quels professionnels sont recherchés en Cada ?

Etes-vous fait pour travailler avec des demandeurs d'asile ? Les indices de Géraldine Teneau, cheffe de service dans un Cada. © Adobe Stock

Travail social : quels professionnels sont recherchés en Cada ?

Les centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) recrutent souvent. Le profil idéal ? Un professionnel qualifié mais surtout doté d'un solide tempérament.

 

 


Toutes nos offres d'emploi


 

Des professionnels qualifiés

 

Educateurs spécialisés, assistants de service social, conseillers en économie sociale et familiale… Les travailleurs sociaux représentent plus de la moitié des effectifs employés dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada), qui comptent près de 45 000 places d'hébergement.

 

Ils y côtoient, au sein d'équipes pluridisciplinaires, des juristes ou d'autres professionnels ayant "une expérience à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) ou à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra)", explique Géraldine Teneau (photo ci-contre), cheffe de service dans un Cada de l'association Coallia.

 

Parler une langue étrangère

 

Le point commun des différents intervenants ? La maîtrise d'au moins une langue étrangère (anglais, arabe, russe...). Faire preuve d'une sensibilité interculturelle et géopolitique est aussi indispensable.

 

"Il faut être capable de comprendre l'autre dans sa différence, de remettre en cause ses propres schémas et croyances, sans jugement."

 

Connaître la réglementation

 

La connaissance de la réglementation applicable à la demande d'asile et du schéma général de l'accueil est également appréciée. "Il ne s'agit pas de s'improviser juriste mais, au moins, de connaître la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et les missions d'un Cada."

 

À défaut de maîtriser l'ensemble des compétences, "nous attendons d'un candidat qu'il ait réfléchi à ses motivations et qu'il manifeste une curiosité d'esprit", souligne Géraldine Teneau.

 

Des conditions de travail rudes

 

En plus d'une sérieuse motivation, mieux vaut être doté d'une solide personnalité et être conscient de la rudesse des conditions de travail, entre les budgets réduits, la pression temporelle, la vulnérabilité des publics accueillis, la violence des récits, le faible taux d'encadrement…

 

"Un candidat est tout à fait légitime, lors de l'entretien de recrutement, à demander ce qui est mis en place pour prévenir l'usure professionnelle, comme le travail en binôme ou la supervision", conseille d'ailleurs la cadre.

 

Un emploi de militant ?

 

Pour autant, travailler en Cada est-il réservé aux militants ? Pas du tout, affirme Géraldine Teneau : "Certaines associations sont apolitiques, comme Coallia, d'autres portent un engagement plus militant, comme France Terre d'asile. Les besoins sont tels que chaque candidat peut se permettre d'être un peu sélectif".

 

Se renseigner sur le positionnement du futur employeur permet d'ailleurs "d'éviter les déconvenues et les frustrations", conseille-t-elle.

 

Un quotidien zéro routine

 

Cependant, malgré ses contraintes et difficultés, le travail en Cada reste "passionnant", tient à rassurer Géraldine Teneau.

 

"Par leur parcours, leur regard sur notre société, les personnes hébergées nous apportent beaucoup. Et puis, les missions sont tellement larges qu'il n'y a aucune monotonie : santé, parentalité, scolarisation... De sorte que, même si l'issue de la procédure d'asile n'est pas favorable, notre accompagnement n'est jamais du temps perdu."

 

 


Voir toutes nos offres d'emploi


 

Voir aussi

Les fiches métiers.

 

Les articles :

 

En savoir plus

Les métiers de l'asile, sous la direction de Sonny Perseil, L'Harmattan, 2019.

 

 

Vous trouvez ces conseils utiles ? N'hésitez pas à les partager !

 

Journaliste spécialisée

Toute l'actualité par email

Inscrivez-vous à la newsletter