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L'apprentissage a le vent en poupe dans les collectivités, pour l'aide à domicile, par exemple (illustration). © Adobe Stock

Travail social : l'apprentissage résiste dans les collectivités

L'apprentissage est l'une des voies d'entrée dans l'action sociale, y compris dans les collectivités territoriales telles que régions, départements ou communes.

 

L'action sociale dans la FPT

 

Environ 8 000 jeunes sont actuellement en apprentissage dans la fonction publique territoriale (FPT), soit un peu plus de la moitié des apprentis du secteur public. Et près de la moitié d'entre eux sont engagés par des communes, en particulier de plus de 10 000 habitants.

 

Et le domaine qui regroupe le plus gros volume de ces apprentis, parmi plus de 200 métiers au sein de la FPT, est celui des services aux personnes (près de 30 %), pour l'aide à domicile, par exemple ; pas moins de 16,1 % des contrats concernent l'action sociale.

 

Progression de l'apprentissage

 

Le nombre d'apprentis de la FPT a en effet connu une forte progression (près de 30 %) dans les années 2015-2018 (sauf outre-mer et en Corse). "En 2019, cette dynamique s'est maintenue jusqu'à la crise liée à la covid-19, qui a imposé une pause", concède Hélène Rolland-Heurtebize, directrice de projet chargée de la préfiguration de la nouvelle compétence apprentissage à la direction générale du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).

 

Mais "depuis la rentrée, on observe un redémarrage des projets d'intégration d'apprentis".

 

Une compétence du CNFPT

 

Depuis la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, le CNFPT est en effet devenu l'interlocuteur des collectivités publiques – communes, intercommunalités, départements et régions – qui souhaitent accueillir des apprentis.

 

Et depuis septembre 2020, des coordinateurs régionaux de l'organisme conseillent les collectivités volontaires, notamment dans leurs relations avec les opérateurs de la formation.

 

Les collectivités désavantagées

 

Le CNFPT finance ainsi, à hauteur de 50 %, les frais de formation des apprentis (environ 6 000 euros annuels), l’autre moitié restant à la charge de la collectivité, soit au final un coût beaucoup élevé pour l'employeur public que dans le secteur privé, qui a accès à des aides incitatives.

 

Or, jusqu’à la réforme de l’apprentissage en 2018, les collectivités bénéficiaient de financements des conseils régionaux qui prenaient en charge une grande partie sinon la totalité du coût de la formation des apprentis.

 

L'apprentissage toujours prisé

 

Malgré cet obstacle financier, nombre d'entre elles affichent l'ambition de rester présentes sur le terrain de l'apprentissage comme c'est le cas, par exemple, du département de Saône-et-Loire qui entend passer, en 2020, de 12 à 50 apprentis (de niveau CAP à master 2), dans des services extrêmement variés.

 

De fait, le CNFPT table sur un objectif de 7 000 nouveaux apprentis par an dans les prochaines années (mais seulement 5 000 en 2020, qui est un cas particulier, évidemment).

 

Une qualification croissante

 

Près de 40 % de l'ensemble des apprentis préparent un diplôme supérieur au baccalauréat, une proportion qui s'accroît continuellement depuis plus de 10 ans. A l'inverse, la proportion de ceux qui sont en formation au CAP ou au BEP (43,2 % en 2018) est en baisse constante. Et seuls 18 % préparent un niveau bac ou équivalent.

 

Enfin, les apprentis étaient âgés, en 2018, de 20,4 ans en moyenne, une montée en âge en progression constante (l'âge moyen était de 18,5 ans en 2003). Par ailleurs, le taux de féminisation progresse, s'établissant à 46,5 % en 2018 contre moins de 40 % en 2003.

 

 

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