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Des conseils pour rendre plus attrayant un emploi de nuit dans le médico-social. © Adobe Stock

Recruter sur un poste de nuit : comment attirer des candidats ?

Aménager les plannings, adapter les lieux peut faciliter le recrutement sur un poste de nuit, selon Charles de la Personne, du cabinet de conseil "MySommeil".

 

Plus de 40 000 professionnels

 

Facteur de pénibilité, le travail de nuit concerne plus de 40 000 professionnels dans la branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif. Un nombre "appelé à augmenter", avançait déjà, en 2011, le rapport "Travailler la nuit" de l'Observatoire prospectif des métiers et des qualifications du secteur.

 

Les cinq métiers les plus représentés dans l'activité nocturne sont ceux de moniteur-éducateur, d'aide médico-psychologique, d'aide-soignant, d'infirmier et de surveillant. Dans un secteur en tension, recruter sur un poste impliquant une présence la nuit peut tourner au casse-tête, malgré les primes prévues dans les conventions collectives.

 

Directeur du cabinet de formation et conseil MySommeil, qui intervient notamment dans le secteur médico-social, Charles de la Personne préconise diverses mesures susceptibles d'améliorer les conditions de travail nocturne et donc à mettre en avant lors d'un recrutement.

 

Une organisation aménagée

 

"La structure doit proposer une organisation qui réponde aux besoins de l'activité, tout en étant la moins pénible pour l'organisme des salariés", commente l'expert. "Les horaires, le temps de travail hebdomadaire, les jours de congés doivent être prévus en conséquences. Il faut, par exemple, veiller au nombre de week-ends travaillés afin de conserver un équilibre avec la vie privée".

 

Faut-il faire miroiter plus de temps libre ? "Il ne faut pas trop promettre de ce côté-là car il s'agit surtout de temps de récupération. Par ailleurs, ce temps ne correspond pas forcément au temps socialement disponible des autres".

 

Des locaux adaptés

 

"L'hygiène de vie sur le lieu de travail est très importante", souligne Charles de la Personne. "La structure doit notamment offrir la possibilité de manger sur place et proposer des salles de pause, de repos". Des espaces qui permettront aussi aux professionnels de réaliser, par exemple, les micro-siestes recommandées par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

 

Des salariés formés

 

"L'employeur doit accompagner le salarié par des formations lui permettant de bien gérer le travail de nuit, d'adopter les gestes et l'hygiène de vie nécessaires". Notamment en matière de gestion du sommeil et de l'alimentation.

 

Un suivi médical renforcé

 

Les travailleurs de nuit bénéficient forcément d'un suivi médical spécifique de la part des services de santé au travail, afin de détecter les signes, par exemple, d'un début de diabète ou d'hypertension. "Le travail de nuit n'est pas naturel, il va forcément demander une désynchronisation pénible pour l'organisme", poursuit l'expert de MySommeil. 

 

"Il ne correspond d'ailleurs pas à tout le monde : seulement 20 à 25 % de la population a un profil chronotypique du soir, plus adapté au travail de nuit. Ces personnes auront moins d'efforts à fournir que celles ayant un rythme naturel du matin". Dans tous les cas, le médecin du travail peut conseiller à l'employeur de réorienter certains salariés sur une activité diurne ou nocturne, en fonction de leur chronotype.

 

 

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