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Un cadre sans expérience dans le médico-social y a toutes ses chances si les compétences sont là. © Adobe Stock

Recrutement : "Le critère numéro un, c'est la compétence, pas les bons sentiments"

Pour Thibaut Ronsin, DRH du Groupe SOS, les cadres extérieurs au secteur sanitaire et médico-social y ont toute leur place car c'est le professionnalisme qui prime.

 

Le Groupe SOS voit-il d'un bon œil les candidats venus du secteur marchand ?

Absolument. C'est un peu dans notre ADN : le groupe se veut à mi-chemin entre le secteur marchand et l'associatif. On aime à se définir comme une entreprise sociale, qui crée des ponts entre deux mondes qui trop souvent s'ignorent ou se regardent de travers.

 

Au sein du Groupe SOS, nous sommes convaincus, pour reprendre les mots du président de notre directoire, que le statut ne fait pas la vertu. Une entreprise peut agir dans le sens de l'intérêt général tout autant qu'une structure associative.

 

Quel conseil donner à un candidat qui veut rejoindre le médico-social ?

Chaque recrutement est particulier, il n'y a pas de bonnes pratiques qui s'appliquent à tous. Mais je crois ne trahir personne en disant que les recruteurs recherchent d'abord des compétences.

 

Quand vous embauchez un directeur d'établissement, un comptable ou un chef de service, votre première préoccupation, c'est que la personne soit professionnelle, qu'elle connaisse son métier, la technique. Le reste ne vient qu'après.

 

Ça veut dire que l'aspect militant ne compte pas ?

Des lettres de motivation qui commencent par la dimension humaine du secteur, la quête de sens, le besoin de se rendre utile, on en reçoit tous les jours ! Mais ces candidats font erreur. Parler en priorité de la dimension militante, c'est laisser à penser que nous ne sommes pas des professionnels mais de gentils volontaires prêts à donner de leur temps. Or, pour nos structures aussi, le critère numéro un dans un recrutement, c'est la compétence, pas les bons sentiments. L'engagement, ça ne suffit pas.

 

Faut-il néanmoins en parler ?

C'est évidemment un atout supplémentaire. Vous devez d'abord être capable d'expliquer en quoi votre parcours, vos expériences vous ont permis d'acquérir des compétences, des savoirs utiles à l'établissement.

 

Mais ensuite, on va sûrement vous interroger sur vos motivations, votre appétit pour le secteur et pour le poste. On n'attend pas de vous une parfaite connaissance du milieu de l'économie sociale et solidaire – puisque vous n'en venez pas – mais au moins une forme de curiosité pour l'établissement et son projet.

 

Peut-on être recruté avec un CV vide de toute expérience associative ?

Ce n'est pas rédhibitoire. Si vous avez les compétences requises et que vous montrez de l'envie, une ouverture d'esprit, de l'intérêt, vous pouvez attirer l'attention du recruteur. 

 

Certains entrent dans ce secteur sans en avoir une idée précise, préconçue et y trouvent leur compte. Parce que le projet est porteur, le style managérial bienveillant, qu'on trouve du sens dans son travail. En la matière, il n'y a pas de secret. Celui qui ne se sent pas bien dans une structure de l'ESS n'y reste jamais très longtemps. Car les métiers de la relation humaine sont complexes et qu'on y fait rarement fortune !

 

 

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