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Mode d'emploi du bilan de compétences avec les conseils d'Unifaf. © Adobe Stock

Le bilan de compétences, comment s'y prendre ?

Le bilan de compétences est l'occasion de faire le point sur sa carrière et de trouver un nouvel élan. Mode d'emploi avec Unifaf (Opco santé/médico-social).

 

Faire le point sur ses aptitudes

 

Evoluer vers de nouvelles responsabilités au sein de sa structure, partir en quête d'un nouvel employeur, voire changer de métier… Autant d'envies qui, à un moment ou à un autre, traversent l'esprit de tous les salariés. Pour les confronter à la réalité, rien de tel qu'un bilan de compétences.

 

"Une démarche dont la vocation est de faire le point, à un instant T, sur son parcours professionnel et extra-professionnel afin de faire émerger l'ensemble de ses compétences et de ses aptitudes", explique Laurence Dussud, responsable de mission Offre de service salariés chez Unifaf, délégataire de l'opérateur de compétences (Opco) Santé (branche sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif).

 

Sur le temps de travail ou pas

 

Cette possibilité est ouverte à tous les salariés du secteur privé, en CDI, en CDD ou demandeur d'emploi, mais à certaines conditions. "Si un salarié souhaite réaliser son bilan durant son temps de travail, il doit obtenir l'accord de son employeur, et donc une autorisation d'absence, puisque celui-ci continuera à le rémunérer durant les heures consacrées au bilan", prévient ainsi Laurence Dussud.

 

Cependant, il est aussi possible de le faire hors du temps de travail. Dans ce cas, aucune nécessité d'avertir son employeur. Quant au financement, il est identique dans les deux cas : c'est le compte personnel de formation (CPF) qui doit être mobilisé, pour une facture tournant autour de 1 500 euros.

 

24 heures pour faire le point

 

Reste à trouver un organisme où réaliser son bilan. "C'est une étape cruciale", assure Laurence Dussud. "Un bilan de compétences étant un travail de coconstruction, trouver le bon interlocuteur, avec lequel on est à l'aise, est indispensable. On peut se faire conseiller un prestataire par quelqu’un qui a déjà bénéficié d’un bilan de compétences. En tout cas, ne pas hésiter à rencontrer plusieurs prestataires pour trouver celui qui convient".

 

Ensuite ? Après une première phase destinée à préciser la demande de l'intéressé, vient le moment de l'investigation, pour analyser la pertinence du projet avant de déterminer un plan d'actions. "La durée maximale d'un bilan de compétences est de 24 heures, réparties en plusieurs rendez-vous, sur deux ou trois mois", précise Laurence Dussud.

 

La motivation, gage de réussite

 

Autant être prévenu, la réussite d'un bilan de compétences repose en grande partie sur l'implication du salarié. "Lorsqu'il s'agit d'initier un nouveau projet professionnel, c'est lui qui doit le valider, en s'informant sur le métier envisagé, notamment par le biais de rencontres avec des professionnels en activité", rappelle Laurence Dussud.

 

Bon à savoir aussi, tous les bilans de compétences ne se concluent pas systématiquement par un changement. Souvent, grâce à cette prise de recul, beaucoup de salariés sont amenés à reconsidérer leur situation et à mieux prendre conscience des réalités du projet professionnel visé, le cas échéant.

 

Ultime recommandation de Laurence Dussud : "Lorsqu'un bilan de compétences est envisagé dans le cadre d'une mobilité géographique, mieux vaut consulter un prestataire du futur lieu d’habitation qui connaît bien les spécificités du marché de l’emploi local".

 

 

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