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L'intervenant social en PCH accompagne notamment les réfugiés dans leur insertion professionnelle. © Adobe Stock

Travail social : quelles compétences sont recherchées en CPH ?

Quels qualités sont attendues des intervenants sociaux recrutés dans les centres provisoires d'hébergement pour réfugiés ? Polyvalence et résistance au stress.


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Des centres qui recrutent

 

Vous cherchez un emploi dans le secteur social ? Avez-vous pensé à regarder du côté des centres provisoires d'hébergement (CPH) pour réfugiés particulièrement vulnérables ?

 

Forme particulière des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), ils connaissent un regain actuellement, pour répondre aux besoins d'accueil des migrants qui viennent d'obtenir leur statut de réfugié.

 

Des professionnels polyvalents

 

Débrouillardise, polyvalence, capacité d'adaptation… Quelles sont les qualités et compétences à avoir pour travailler dans de tels lieux d'accueil ?

 

"Nous recherchons des personnes 'polyvaillantes', comme j'aime à les appeler", répond Samuel Garric, directeur de L'Oustal, un CPH créé en 2019 à Decazeville (Aveyron), au sein du mouvement Habitat et humanisme, qui vient de recruter trois intervenants sociaux, conseillers en insertion professionnelle, qu'il a dû sélectionner parmi une trentaine de candidats.

 

Et de la souplesse

 

Ces professionnels doivent donc être très polyvalents, "surtout dans les petites structures comme la nôtre : de nombreuses tâches échoient aux intervenants sociaux comme transporter des résidents, du matériel ou de la nourriture dans leur propre véhicule". Une souplesse dont le responsable s'assure chez le candidat dès l'entretien d'embauche pour éviter les déconvenues.

 

Les professionnels doivent aussi assurer l'accueil des résidents, l'accompagnement administratif et vers le logement, l'animation du centre, les relations avec les partenaires, notamment du champ de l'insertion professionnelle... Ce qui implique un éventail de compétences variées.

 

Faire face au stress

 

Il faut aussi faire preuve d'une bonne résistance au stress. "Les résidents ont attendu longtemps leur statut", explique le directeur. "Du coup, ils se montrent souvent impatients et mettent la pression sur les professionnels pour obtenir le RSA, la CMU... Il faut avoir la capacité de résister à ce stress, voire à la violence verbale ou physique qui peut en découler. Certains résidents arrivent avec d'importants traumatismes. C'est un aspect important du travail : ne pas paniquer si un résident déraille".

 

Autres qualités requises ? L'écoute et la communication. Parfois, les résidents ne comprennent pas une situation de blocage. Il faut alors creuser, comprendre ce qu'ils n'ont pas compris, expliquer. Souvent, ils ont été mal informés ou font l'amalgame avec la situation d'un autre réfugié, qui n'est pas la même. D'où l'intérêt de parler une langue étrangère (seuls sont demandés les fondamentaux en anglais).

 

Une autonomie indispensable

 

Par ailleurs, l'autonomie est un prérequis incontournable. "Nous avons beaucoup de travail", confirme le directeur. "Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps à réexpliquer des choses plusieurs fois. Les professionnels doivent être rapidement autonomes."

 

Dernière qualité attendue du recruteur : la capacité à travailler en équipe. "Il faut faire preuve de solidarité dans une petite équipe comme la nôtre. C'est essentiel pour que cela fonctionne", conclut Samuel Garric.

 

 


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