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CESF de formation, Sarah Kamandali travaille désormais comme mandataire judiciaire à la protection des majeurs. © DR

Travail social : comment une CESF est-elle devenue MJPM ?

CESF ? MJPM ? Découvrez le parcours d'une conseillère en économie sociale familiale devenue mandataire judiciaire à la protection des majeurs à Paris.


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Après une première carrière professionnelle en tant que conseillère en économie sociale familiale (CESF), Sarah Kamandali s'est réorientée vers la fonction de mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM).

 

Pourquoi ce choix ? "Je voulais rencontrer les personnes accompagnées, m'engager dans un accompagnement global et non plus intervenir seulement à un moment de leur parcours et en instruisant leur dossier", explique-t-elle.

 

Une double mission

 

Sarah Kamandali a trouvé un terrain propice à ce travail social de proximité au sein du service de protection des majeurs Ariane-Falret, rattaché à l'association reconnue d'utilité publique l'Œuvre Falret (Paris).

 

Chargé d'accompagner des adultes placés sous mesure de protection – tutelle ou curatelle – par un juge, le mandataire judiciaire a une double vocation : protéger la personne et ses intérêts, notamment en matière de patrimoine.

 

Une profession encadrée

 

La profession de MJPM est issue de la réforme de la protection juridique des majeurs du 5 mars 2007 et regroupe sous un statut unique l'ensemble des professionnels de la protection juridique.

 

Pour être MJPM, il faut répondre à des conditions de moralité, d'âge, de formation certifiée par l'Etat et d'expérience professionnelle, et être inscrit sur une liste tenue à jour par le préfet de département. Les mandataires exercent au sein d'une association tutélaire, à titre individuel et privé ou encore au sein d'un établissement hospitalier ou de long séjour.

 

A la croisée du social et de la justice

 

"Tout en gérant les biens et en assurant la défense des intérêts de la personne, je cherche à améliorer sa situation générale", explique Sarah Kamandali, "ce qui sous-entend d'être en contact avec une large réseau d'acteurs du social et du médico-social".

 

Quand son emploi du temps le permet, elle apprécie également de pouvoir se rendre au domicile des personnes pour un contact direct et, plus largement, d'avoir la liberté d'organiser son temps de travail selon les urgences qui se présentent.

 

Un public protégé très divers

 

La mandataire peut ainsi, par exemple, accompagner un jeune SDF "qu'elle essayera d'orienter au mieux dans sa recherche d'hébergement et l'ouverture de ses droits" ou bien une personne âgée qui va quitter son domicile pour entrer en établissement.

 

Personne âgée "pour laquelle il faudra effectuer toutes les démarches nécessaires, comme penser à débloquer un budget pour son habillement", détaille Sarah Kamandali qui se dit, par ailleurs, "très sensible au cas des nombreuses personnes âgées très isolées suivies dans le service".

 

Avec une expérience en travail social

 

Tenant compte de la diversité des publics et du fait que leur degré élevé de fragilité peut entraîner des moments de tension, Sarah Kamandali conseille de s'orienter vers le métier de MJPM après quelques années de travail social. Elle souligne aussi qu'il faut s'attendre à une charge de travail élevée face au nombre de personnes placées sous tutelle, d'autant plus que la crise sanitaire est venue aggraver certaines situations.

 

 


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