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Assistant familial

L’assistant familial accueille chez lui des mineurs ou jeunes majeurs dans le cadre de la protection de l’enfance ou d’une prise en charge médico-sociale.

 

Missions

 

L’assistant familial accueille à son domicile et au sein de sa famille des enfants ou des jeunes majeurs de moins de 21 ans. Ce mode d'accueil, alternatif à un placement en foyer, peut être décidé au titre de l'aide sociale à l’enfance (accueil par exemple d'un enfant maltraité provisoirement éloigné de ses parents) ou d’une prise en charge médico-sociale ou thérapeutique. L'activité est souvent désignée sous les termes de "famille d'accueil".

 

L'objectif est d'offrir à l’enfant ou à l’adolescent des conditions de vie qui assureront son développement tant physique que psychique ou affectif et sa capacité à vivre en société. L'accueillant familial ne peut pas héberger plus de 3 enfants.

 

Où travaillent les assistants familiaux ?

 

Ce sont les conseils départementaux qui sont les principaux employeurs d'accueillants familiaux, dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Les accueillants familiaux peuvent aussi exercer pour le compte de services associatifs de placement familiaux préalablement autorisés par les départements et habilités par la justice ou de services de psychiatrie infanto-juvénile.

 

Salaire d’un assistant familial

 

Pour un accueil continu, la rémunération est constituée d’une part correspondant à la fonction globale d’accueil de 50 fois le smic horaire au minimum par mois (9,88 euros au 1er janvier 2018) et d’une part correspondant à l’accueil de chaque enfant de 70 fois le smic par mois.

 

Une indemnité d’entretien couvre aussi les frais engagés par l'accueillant familial pour la nourriture, l'hébergement, les produits d'hygiène corporelle, les loisirs et certains frais de déplacements de proximité. Son montant minimum est de 3,5 fois le minimum garanti (3,57 euros au 1er janvier 2018).

 

Enfin, l'accueil d'enfants pouvant être irrégulier, la loi  prévoit que lorsque l’employeur n’a plus d’enfant à confier, il doit alors verser à l’assistant familial une indemnité d'attente d'un montant égal à 2,8 fois le smic horaire par jour d'absence, pendant au plus 4 mois.

 

Les conseils départementaux peuvent se montrer parfois plus généreux, avec, par exemple, des primes d'ancienneté.

 

Comment devenir assistant familial ?

 

Tout assistant familial doit préalablement être agréé par le conseil départemental. L’agrément est délivré par les services de protection maternelle et infantile au terme d’une évaluation. Cette procédure vise à s’assurer que l’assistant familial présente bien les garanties nécessaires pour assurer le développement physique, intellectuel et affectif des enfants accueillis. Un entretien permet de mesurer son aptitude éducative. Une visite du domicile a lieu dans le cadre de cette évaluation.

 

Avant l'accueil du premier enfant, l’assistant familial doit effectuer un stage préparatoire de 60 heures. Ensuite, dans un délai de 3 ans après son premier contrat, il doit suivre une formation en cours d’emploi de 240 heures, qui se déroule sur une période allant de 18 à 24 mois. La formation n'a pas à être suivie par les  titulaires des diplômes d’auxiliaire de puériculture, d’éducateur de jeunes enfants, d’éducateur spécialisé ou de puériculteur.

 

A l'issue de la formation, l'assistant familial peut obtenir le diplôme d’État d’assistant familial (DEAF), de niveau V. Ce dernier est accessible par validation des acquis de l'expérience.

 

En savoir plus

Fiche de l’Unaforis.
"Pour réussir le placement familial", Christian Allard, éd. ESF, 2017
"L'accueil familial, que travail d'équipe ?", La Documentation française, Oned, juillet 2015
Site de l'Association nationale des placements familiaux .
Site de la Fédération nationale des assistants familiaux
Site de l'Union fédérative nationale des associations de familles d’accueil et assistantes maternelles.
 

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